Pensez à réserver votre chauffeur avant votre départ !
Il vous attendra directement à la gare du nord en tête de train avec une pancarte à votre nom ou au nom de votre société !
Pour cela, il vous suffit de nous communiquer le numéro de train ainsi que le téléphone portable d’un des passagers.
Lorsqu’on à réservé un Taxi à Gare du nord, on n’a pas le choix.
Pas souvent souriant mais souvent, on n’a pas le choix pour ne pas rater son avion.
« La promenade sera un kaléidoscope, un regard très large sur l’histoire urbaine et industrielle des deux quartiers des gares, leurs architectures et les intérêts économiques qui étaient en jeux. La foire d’empoigne fut terrible entre les banquiers, les industriels et les politiques, à l’époque où leurs constructions démarrent, environ en 1846 pour le quartier de la gare du Nord, et en 1850 pour celui de la gare de l’Est. » Le conférencier ne sera pas avare d’anecdotes : l’histoire de la première gare du Nord qui fut détruite et reconstruite à Lille en 1864 ou encore celle du bunker, sorte de poste de commande des trains totalement hermétique qui fut construit avant l’Occupation et qui subsiste, intact, dans le sous-sol de la gare de l’Est.
« A la gare du Nord, c’est la visite du poste de commande d’où l’on expédie les Thalys et les Eurostar qui est prévue. Ma préférée ? C’est la gare de l’Est, la plus pure. Avec son style néoclassique de palais italien, elle était considérée comme l’un des 6 plus beaux monuments de Paris. »
La gare du Nord, en cours de travaux, est en passe de devenir la plus belle de Paris. Le quartier connaît le même essor, porte ouverte sur le Nord, mais aussi sur des destinations exotiques comme l’Inde.
L’invitation au voyage « J’aime beaucoup les gares, l’idée de départ, ces populations en transit. Depuis la rue, on aperçoit les voies et les quais de la gare du Nord, avec le nom des destinations : Bruxelles, Amsterdam, Londres… Il ne manque plus que le Transsibérien. Pour moi, qui suis inspiré par les voyages dont je rapporte toujours des carnets, c’est un plaisir de passer en vélo au-dessus de ces voies de chemin de fer : elles sont comme des saignées dans Paris, qui relient la ville au reste de l’Europe. Chaque soir, en rentrant de mon atelier, qui se trouve à Stalingrad, je passe, pour rentrer chez moi, à cinq minutes de la gare du Nord, juste à la frontière entre les 9e et 10e arrondissements. Chaque soir, je vois les gens qui vont prendre leur train et la foule qui se presse les vendredis pour partir en week-end. J’ai la chance de voir ce quartier de nuit, dans cette atmosphère si particulière du Paris désert. Je suis architecte de formation et sans doute pour cette raison j’ai une sensibilité particulière pour les paysages urbains, pour la découpe et la masse des immeubles. Je les photographie, je les dessine, même si je représente plus volontiers les lieux que je découvre, sous le choc d’une rencontre ou d’un voyage, plutôt que mes lieux quotidiens. J’ai besoin d’un œil neuf.
Une porte vers le Nord J’ai vécu toute mon enfance rue Saint-Placide. Je suis allé au lycée Louis-le-Grand, puis à l’École des beaux-arts. Je restais dans cette sphère restreinte et mes seules échappées, je les ai faites en Solex pour aller au cinéma dans les petites salles de quartier, c’est plus rapide qu’un taxi aux heures de pointes. Il y a sept ans, quand je suis venu m’installer ici, il y avait encore pas mal de bouquinistes, qui sont presque tous devenus des boutiques de téléphone portable. Je ne comprends pas comment il peut y en avoir autant à Paris ! Je suis souvent amené à me rendre à Bruxelles, où se trouve mon éditeur. C’est extrêmement pratique d’habiter ici. J’aime beaucoup la Belgique. J’y ai plein d’amis et beaucoup d’artistes dont j’admire le travail comme Simenon, ou le chanteur Arno. C’est un exotisme assez proche. Les Belges ont une proximité culturelle avec nous mais en même temps un autre état d’esprit. Mais je ne ressens pas tellement ce côté nordique dans le quartier, mis à part quelques bars à bière en face de la gare. On est plus dans l’ambiance de Barbès et du quartier indien. Ce côté cosmopolite, qui donne une dynamique au quartier me plaît beaucoup. » A. C.